Chronos, chapitre 1


“Je déteste cet endroit.”

En vérité, Terry trouvait un certain charme à cette jungle urbaine. Ca avait un petit côté rétro, bien que ce qu'il restait de technologie fonctionnelle venait démentir cette impression. Le fait est que Terry appréciait presque tous les milieux qu'ils découvraient au cours de leurs missions mais ne connaissait aucun meilleur moyen de meubler la conversation qu'en se plaignant. Pour sa défense, ses coéquipiers semblaient plus enclins à ouvrir la bouche lorsqu'il s'agissait de lui faire des remontrances.


“Silence. Et laisse ça tranquille.”

John était en principe assez prompt à le faire taire. "Ca", c'était une plante gargantuesque que Terry titillait du bout de son minigun à triple canon. Un magnifique spécimen dont le feuillage mauve était hautement suspect. D'après l'instinct de John, si cette plante s'était amusée à envelopper des humains dans ses feuilles et les avait laissé se dissoudre pendant une semaine ou deux, l'apparence aurait été la même. Terry n'était pas assez stupide pour ne pas considérer un immense végétal inconnu en milieu inhospitalier comme dangereux, mais il l'était largement assez pour ne pas en tenir compte.


“Pourquoi, tu crois que ce truc peut me battre à la régulière ? Allez Plantule, montre-moi ce que t'as dans le ventre !
- Plantule ? C'était pas l'arbre mangeur de voitures de tout à l'heure ?
- Et alors ? Il y a trop de plantes pour qu'elles aient toutes un nom différent, deux Plantules dans la même ville ça n'a rien d'anormal.”

Lucke leva les yeux au ciel en soupirant, sa mimique la plus fréquente lorsqu'il parlait à Terry. Plus patient que John, il essayait tant bien que mal d'établir des relations plus ou moins équilibrées avec ses partenaires. Malheureusement, étant le seul à s'en soucier, il devait se contenter du peu d'attention que John éprouvait occasionnellement et des réflexions inutiles que Terry distribuait avec générosité.

Plantule de son côté choisit cet instant pour réagir à l'agression répétée qu'il subissait. L'une de ses feuilles s'abattit brutalement sur Terry qui eut à peine le temps de remarquer un changement d'ombre avant de se faire engloutir. Ni John ni Lucke n'amorcèrent le moindre mouvement, tous les deux vaguement sûrs de ce qui allait suivre. Sans surprise, une assourdissante rafale se fit entendre suivie de quelques cris enjoués. Il fallut moins d'une dizaine de secondes à Terry pour déchiqueter Plantule à coups de gros calibre explosif.


“Alors ? C'est qui le patron ?
- Arrête de nous faire perdre du temps.”

Sur cette parole réconfortante, John se mit en marche sans un regard pour les autres. Terry tira quelques dernières balles d'adieu sur Plantule avant de lui emboîter le pas, Lucke leva une dernière fois les yeux aux ciel avant de les suivre à son tour.

***

Même sans avoir lu leur ordre de mission, Terry sut qu'ils étaient arrivés au point A. Ils nommaient par lettres les différents endroits clés dans lesquels ils devaient agir. En vérité, ça n'allait presque jamais jusqu'à B et Terry doutait du bien-fondé de ce système d'appellation lorsqu'il aurait été tellement plus logique d'appeler les endroits par leurs noms, comme le faisaient les gens normaux.

Ici en l'occurrence, le point A aurait pu être nommé "seul immeuble n'ayant pas été envahi par les monstrueuses plantes". En effet, un gratte-ciel se dressait fièrement, gris là où les autres étaient verts de mousse, et apparemment en parfait état.


“On doit comprendre pourquoi ce bâtiment n'a pas été atteint”, expliqua Lucke plus pour meubler le silence que par nécessité.
“Pourquoi est-ce que c'est important ? De toute façon tout le reste a été ravagé, c'est pas comme si on pouvait découvrir une formule miraculeuse pour sauver cet endroit...”

Bien qu'habitué à la bêtise constante des réflexions de Terry, Lucke fut abasourdi par tant de stupidité. Il considérait son camarade comme un jeune impertinent sans une once de conscience professionnelle, pas comme un imbécile.


“C'est bon, je plaisante. En cas de catastrophe non naturelle, si un lieu est remarquablement épargné, il est le plus suspect. L'investiguer peut permettre de comprendre la cause exacte et éventuellement de vérifier si le responsable a lui-même accès à la technologie nécessaire pour Voyager. Si oui, la mission est d'estimer la menace qu'il peut représenter pour la Terre.”

Haussement d'épaules et soupir de la part de Lucke qui se retint cependant de lever les yeux au ciel, comme pour récompenser Terry de l'avoir agréablement surpris. Il le savait pourtant que ce gosse avait retenu par cœur les 108 règles d'or de Chronos, mais son attitude était si puérile que n'importe qui oubliait ce fait si Terry ne le rappelait pas de temps à autres.

Apparemment inattentif à cette discussion, John était déjà entré et les deux autres hésitèrent presque à le rattraper. Ce n'était que leur seconde mission avec lui et, sans être particulièrement antipathique, il semblait les considérer comme s'ils n'étaient rien de plus que des bagages un peu encombrants qu'on l'obligeait à trimballer au cas exceptionnel où ils puissent se montrer utiles. Lucke soupçonnait que cette impression n'en était pas une. Terry préférait le considérer comme un frimeur avec plus d'orgueil que d'efficacité.


“S'il rencontre une vraie résistance, il aura l'air bien con tout seul avec son gros fusil !”

Le gros fusil en question était un mix entre un mortier et un lance-flamme. Lucke n'avait jamais essayé de le soulever et restait persuadé qu'il n'y arriverait pas. Le bestiau semblait peser des tonnes.


“Il a l'air moins bête que toi. Je pense qu'il est tout à fait prêt à faire face à ce qu'il pourra rencontrer.
- Et prendre tout le mérite ? Pas question, c'est moi l'étoile montante de Chronos ! On le rejoint !”

Et aussi ridicule que cela puisse paraître, Terry ne mentait pas. Bien qu'immature et impertinent, la vivacité d'esprit dont il faisait occasionnellement preuve et surtout, les résultats exceptionnels qu'il obtenait en mission que ce soit par chance ou pour ses compétences avaient fait de lui le centre d'attention de nombreuses figures importantes.

Lucke avait été son mentor dès la première mission du gamin prometteur. Comme tout le monde, il avait entendu parler du plus jeune homme jamais formé par Chronos, major de promo avec d'excellents résultats à toutes les épreuves. Il était tombé d'assez haut en découvrant après quelques minutes à le cotoyer qu'il s'agissait d'un vrai petit con.

John cependant l'intriguait plus. Il remplaçait un membre de leur équipe qui avait perdu l'usage de ses trois jambes après une mission désastreuse dont les effets indésirables incluaient par ailleurs la greffe d'une troisième jambe.

Lucke était un vétéran, probablement le plus ancien combattant pour Chronos à être encore de service. Il connaissait au moins de nom tous ceux qui avaient été remarqués en servant l'organisation et n'avait jamais entendu parler de John avant qu'on ne le leur présente, 5 minutes à peine avant de partir en mission. Rien d'exceptionnel à priori, si ce n'était que John n'avait pas l'air d'être une recrue anodine. Apparemment à peine plus âgé que Terry, il arborait plus de cicatrices de combat que Lucke, et son assurance guerrière ne ressemblait vraiment pas à de la frime, quoi qu'en dise le jeune sot. Il semblait être la personnification de l'efficacité, un caractère taciturne et une arme lourde à en crever en plus.

Le golden boy incontrôlable, le vétéran le plus expérimenté et un mystérieux combattant probablement redoutable. Chronos avait apparemment crée une équipe d'élite sans même en prévenir les membres. Ca inquiétait Lucke qui, s'il croyait en ce pour quoi il se battait, doutait de ceux pour qui il le faisait.

***

Alors qu'ils traversaient l'immeuble d'un pas hâtif pour rejoindre John, Terry marmonnait des jurons à intervalles réguliers, vexé de ne pas être au feu de l'action.


“Et le travail d'équipe alors ? Ce mec se prend pour qui en fonçant tout seul comme si on n'existait pas ?”

Pour la troisième fois depuis le début de la mission, Lucke songea à tout ce qu'il pourrait s'offrir s'il était rémunéré à chaque mouvement oculaire. D'ordinaire, Terry était le premier à se considérer comme le seul étant capable d'appuyer sur sa gâchette lors d'une mission un peu houleuse.

Ce-dernier accéléra le pas, il ne voulait surtout pas arriver dans une salle pour y découvrir John, triomphant sur sa montagne de cadavres calcinés. Il réservait ce genre de clichés pour lui-même.


“De toute façon, les vieux de Chronos savent très bien que c'est moi qui assure !
- Mais ton comportement les désespère. Tu crois qu'ils vont encore te regarder s'ils considèrent que le nouveau est aussi doué que toi sans la mentalité d'un chiot particulièrement pénible ?
- Tout le monde aime les chiens.”

Même Terry ne réussit pas à rendre cette dernière réplique convaincante et pourtant, il était capable d'en sortir des bien pires avec un aplomb démesuré. Lucke apprécia ce moment, c'était la quatrième fois que ce gamin ne semblait pas déborder d'assurance depuis qu'il le connaissait. Les trois précédentes avaient été délectables également. Visiblement, sous ses airs désinvoltes, il tenait réellement à l'estime de Chronos, à moins qu'il ne s'agisse de l'estime de qui que ce soit.

***

Lorsqu'ils le retrouvèrent, John était assis. Il les fixa en silence quelques secondes avant de se lever. Son attitude surpris Lucke. Il l'aurait imaginé en train de nettoyer son arme, ou toute autre activité similaire capable de donner l'illusion qu'il était occupé et se souciait assez peu d'être rejoint. A la place, il semblait être resté immobile à les attendre, admettant muettement avoir besoin d'aide pour mener la mission à bien.


“Je ne sais pas lire ça.”

Il tendit à Lucke plusieurs feuilles. Un bref regard apprit à ce dernier qu'il s'agissait de la seconde langue commune, aussi nommée omnispeech. Ca faisait partie des avantages lorsque les missions se déroulaient dans le futur : la colonisation des planètes avait fait naître tant de patois différents qu'une langue supplémentaire dite commune avait été créée pour permettre à tous de communiquer entre eux. La première avait duré quelques siècles, puis la découverte de mondes aux fonctionnements complètements différents avait nécessité une refonte. Celle-ci avait d'ailleurs si bien fonctionné qu'elle était devenue la langue natale d'un bon nombre de peuples. Personne n'avait encore entendu parler d'une troisième langue commune.


“Quoi ? Tu connais même pas l'omnispeech ? La honte ! Comment est-ce qu'ils ont pu t'accepter ?”

Bien qu'aussi pénible qu'arrogant, Terry marquait un point. Trop de missions pour Chronos se déroulaient dans le futur pour que l'on puisse permettre aux envoyés d'ignorer les langues communes. Un examen strict devait assurer à chaque recrue un niveau correct avant d'être considérée comme apte à partir sur le terrain. Bien que moins vulgairement expressif, Lucke était également abasourdi que John, l'apparent super-mystérieux-et-mortellement-sérieux-combattant, possédait une telle lacune.


“Et voilà, encore un frimeur dévoilé dans toute son ignorance”, fanfaronna Terry en omnispeech, ravi d'imaginer la frustration de John.
“J'ai dit que je ne pouvais pas le lire. Je sais le parler”, répondit ce dernier avec un accent si parfait qu'il fit honte à la prononciation de Terry. Bien qu'assez bonne, elle ne pourrait jamais passer pour celle d'un natif.
“Et moi je sais faire les deux”, conclut rapidement Terry en anglais dans un soucis d'avoir le dernier mot.

John sembla hésiter à lui répondre puis se ravisa. Le peu de temps qu'il avait déjà passé avec Terry avait suffit à lui enseigner qu'il ne gagnerait aucun échange verbal si celui-ci durait. Il avait su remettre Terry à sa place et la réponse de ce dernier avait été bien plus faible que son niveau habituel. Il se contenterait de ça. Il se tourna vers Lucke qui venait de terminer la lecture de la première feuille.


“Pour l'instant rien d'intéressant. C'est juste des comptes.
- La dernière feuille est un plan.
- Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ?”, s'offusqua Terry. “Tu vas nous dire que tu sais pas non plus lire les images ?
- Je n'ai pas eu le temps, tu as été trop rapide à parler pour ne rien dire”, répliqua John d'un calme presque olympien.

Lucke passa immédiatement à la dite dernière feuille et n'eut dès lors besoin que de quelques secondes pour choisir une porte.


“On devrait trouver quelque chose d'intéressant dans cette pièce.”

La porte n'opposa aucune résistance à la brève rafale de Terry qui l'écarta ensuite d'un coup de pied théâtral. En soupirant, Lucke rangea son dispositif de déverrouillage magnétique.

***

La salle était Vide. Une salle vide sans majuscule aurait signifié une absence de documents significatifs dans le meilleur des cas, quatre murs et une porte comme tout mobilier dans le pire. Avec une majuscule, le mot Vide prenait un sens radicalement différent : il n'y avait rien. Tout était blanc et la porte que Terry venait d'enfoncer flottait devant eux. Lucke aurait aimé débattre sur l'étrangeté de ce phénomène mais doutait qu'une conversation sur les paradoxes entraînés par le principe d'inertie et l'absence de gravité soit de mise. Il était sûr que Terry aurait été ravi de participer mais il ne connaissait pas encore assez bien John pour tenter une pause théorisation.

Le Vide était connu des membres de Chronos : il s'agissait même de la raison d'être de l'organisation. Chaque Voyage se faisait en le traversant et pour cause, il séparait les mondes et les périodes entre elles. Cependant, ils n'avaient encore jamais vu une civilisation capable de l'insérer dans une salle. A moins que le bâtiment lui-même ait été construit autour, mais cela paraissait encore plus invraisemblable. Terry se considérait comme un maître dans l'art de trouver des hypothèses concluantes à chaque situation. Celle-ci pourtant le mettait en échec avec une facilité déconcertante.


“Il disait quoi le plan ?
- Rien justement. C'est la seule pièce qui n'était pas annotée.
- Et grâce à ton instinct hors du commun, tu as tout de suite su que ce n'était pas un attrape-cons nous menant vers une mort certaine. Bien joué !
- Ca s'est bien passé non ? Et je croyais que ton boulot c'était d'être assez doué avec ton pistolet pour que je puisse faire abstraction de toute paranoïa quand je nous guide.
- Ne traite pas Christine 3 de pistolet, c'est très dévalorisant.”

Christine 1 était le briquet de Terry. Il n'y avait pas de Christine 2, Lucke supposait qu'il détestait ce chiffre ou bien qu'il s'agissait d'une tentative navrante d'humour absurde. John fit passer son bras droit quelques secondes par l'embrasure de la porte avant de le ramener vers lui. Apparemment, toucher le Vide à main nue n'était pas une expérience mémorable, son expression n'avait pas bougé d'un iota. Terry piaffa, manifestant malgré lui sa jalousie quant à un aplomb, ou une inconscience, si démesuré que lui-même s'en sentait incapable. A sa connaissance, personne n'avait jamais osé le moindre contact direct avec le Vide, trop mystérieux et effrayant. Lui-même après avoir vu John le faire se sentait incapable de l'imiter.


“On fait quoi ? La mission continue ou bien on reporte immédiatement cette découverte ?”

Lucke survola le plan des yeux et lança un regard vers ses deux coéquipiers.


“On finit d'explorer ce bâtiment. Si on trouve quelque chose à propos des plantes ou du Vide, on suit la piste. Sinon, on retourne chez nous et on raconte tout à Chronos.”

***

Mise à part cette pièce de Vide, l'immeuble ne révéla rien de pertinent.

Ils retournèrent à leur point de départ où le FulguroComète, vaisseau nommé par les soins de Terry, les attendait sagement. Les appareils de Chronos étaient à leur connaissance les seuls engins capables de faire traverser le Vide à des êtres vivants. Cela dit, missions après missions, les preuves que d'autres civilisations étaient capables de Voyager s'étaient faites abondantes. Leurs techniques restaient cependant mystérieuses.


“C'est moi qui ai défoncé la porte, alors ce sera mon nom qu'on écrira sur les manuels d'histoires !”

Sur cette phrase pleine de bon sens, Terry ouvrit un paquet de chips au vinaigre, ses préférées.


“De quoi tu parles ? Et mange plus proprement.
- Plus tard, tous les gamins apprendront les noms des grands précurseurs qui ont fait évoluer les recherches sur le Vide. J'en ferais partie !
- T'as rien découvert. A la rigueur, on se souviendra de toi comme celui qui sera mort dans son vaisseau après avoir coincé des miettes dans tous les appareils.”

Comprenant la subtile insinuation de John, Terry se décida à mâcher la bouche fermée et ramassa les preuves de son manque de savoir-vivre. Lucke eut presque envie de les féliciter, l'un pour son effort de sociabilisation et l'autre pour avoir eu l'extrême obligeance de nettoyer son propre désordre.

Voyager par le Vide était assez aléatoire. Un trajet durait rarement aussi longtemps à l'aller qu'au retour et les scientifiques de Chronos étaient toujours incapables de comprendre s'il existait un lien entre la durée d'un Voyage et la distance parcourue, qu'elle soit spatiale, temporelle ou bien les deux. Cela dit, le FulguroComète était plutôt rapide et il ne lui fallait généralement pas plus d'un ou deux jours pour arriver à destination.

John sembla trouver un intérêt soudain à son bras droit. Ce genre de comportements d'apparence arbitraire était en fait assez courant chez lui. Néanmoins, Lucke se demanda s'il ne souffrait pas d'effets secondaires après son contact direct avec le Vide.


“Ca fait mal ?
- Non.
- C'était la première fois que tu faisais quelque chose comme ça ?
- Oui.”

Terry tenta une imitation plutôt convaincante de John dans son dos. Lucke ne put s'empêcher d'être impressionné. Il fallait un certain talent pour faire transparaître une loquacité peu avenante tout en restant muet.


“Qu'est-ce qui s'est passé ? Une impulsion soudaine ? Ou alors tu n'as même pas pensé un instant que ça pourrait être dangereux ?
- J'en sais rien. J'étais juste curieux. Si personne n'a jamais osé entrer dans le Vide sans vaisseau, qu'est-ce qui nous prouve que c'est infranchissable à pied ?”

Terry s'apprêta à rétorquer quelques explications scientifiques pleines de bon sens et de théorèmes mais se ravisa en réalisant subitement qu'il ne trouvait rien. En fait, l'idée de s'aventurer sans appareil dans le Vide paraissait si inconcevable qu'il n'y avait jamais pensé. Il doutait par contre que les scientifiques de Chronos puissent avoir occulté une telle possibilité. Il faudrait qu'il pose la question.